Indicateurs statistiques

Tissu sectoriel de l’économie wallonne

23% – Part de l’industrie dans le total de valeur ajoutée brute wallonne (à prix courants) pour l’année 2015.

Part de l’industrie dans la valeur ajoutée brute (en %)

Sources : ICN ; Calculs : IWEPS (février 2018)

 

En Wallonie, la part de l’industrie (en y incluant la construction) s’élevait à 23 % du PIB en 2015 contre 26 % en Flandre et 9 % à Bruxelles. La Région bruxelloise étant particulièrement tournée vers les services (91 % contre 73 % pour la Flandre et 76 % pour la Wallonie).

Sur la dernière décennie (2005-2015), le repli de l’industrie se constate dans les trois régions du pays. L’effet de la crise économique et financière se remarque par la diminution plus importante de la part des branches d’activité liées à l’industrie entre 2008 et 2009 tant en Wallonie qu’à Bruxelles et en Flandre. La part moyenne de l’industrie en Wallonie se situait à 26 % entre 2003 et 2008 contre 24 % entre 2009 et 2015. Le rebond wallon en 2010 pourrait s’expliquer par la forte croissance de la valeur ajoutée dans l’industrie pharmaceutique liée à l’épisode de la grippe aviaire durant cette période.

La chute de l’industrie dans la valeur ajoutée wallonne s’est combinée à une contribution quasi nulle (+0,1 % point de pourcentage) de l’industrie à la croissance de l’activité en Wallonie dans le sens où la valeur ajoutée de l’industrie n’a retrouvé son niveau d’avant crise qu’en 2015 alors que la valeur ajoutée de la totalité de l’économie a crû entre 2008 et 2015 (+0,4 % contre +12,3 %). En Flandre, la valeur ajoutée des branches d’activité industrielle a continuellement augmenté au cours des dernières années et a permis à l’économie flamande de dépasser son niveau d’avant crise bien avant la Wallonie.

 

Spécialisation sectorielle en fonction de la valeur ajoutée de 2016

Sources : ICN ; Calculs : IWEPS (février 2018)

En comparaison de la structure sectorielle de l’ensemble du pays, l’activité économique wallonne enregistre une spécialisation importante dans l’industrie pharmaceutique mais aussi des spécialisations dans la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, dans les services d’enseignement, de santé, dans les activités immobilières, dans l’administration publique, dans la production et la distribution d’eau et dans une moindre mesure la métallurgie et la construction pour les branches qui représentent au moins 1 % de la valeur ajoutée wallonne.

La Région bruxelloise est plus spécialisée dans les branches liées aux services ainsi que dans les administrations publiques alors que la Flandre, elle, est plus spécialisée dans les branches industrielles, le commerce et la construction.

 


Définitions et sources

Les données utilisées pour cette fiche proviennent des comptes régionaux publiés chaque année en février par l’ICN.

Les spécialisations sectorielles sont mises en évidence au départ du rapport entre la part régionale de la valeur ajoutée d’une branche d’activité dans le total de la valeur ajoutée régionale et cette même part mesurée au niveau national. S’il dépasse l’unité, un tel indice désigne une représentation relativement plus forte de la branche d’activité dans la région considérée.


Pertinence et limites

Les données pour la valeur ajoutée en 2016 sont calculées selon la méthode provisoire et non  définitive et sont susceptibles d’être revues lors de la prochaine publication. En effet, les données définitives pour 2016 seront connues en février 2019.

Responsable(s) : Tilman Yves

Pour en savoir plus:

http://www.iweps.be/publication/rapport-leconomie-wallonne-2017/

https://www.nbb.be/fr/statistiques/comptes-nationauxregionaux

 

Prochaine mise à jour : mars 2019


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