Indicateurs statistiques

Confiance politique

En 2018, 34,3 % de la population wallonne dit avoir confiance dans les institutions politiques. La Wallonie se situe à 10 points de pourcentage en-dessous de l’ensemble de la population belge (44,1 %)

Taux de confiance politique en Wallonie, en Flandre et en Belgique de 2004 à 2018

European social survey (ESS), www.europeansocialsurvey.org ; Calculs : IWEPS
NB : Les intervalles de confiance indiquent la marge d’erreur dont il faut tenir compte dans l’interprétation des résultats. Cette marge d’erreur est liée à la taille de l’échantillon et à la valeur du taux.

En 2018, la proportion de personnes de 15 ans et plus, en Wallonie, qui se disent confiantes dans les institutions politiques (parlement, politicien.nes, partis politiques et justice) est de 34,3 %. Pour l’ensemble de la population belge, cette proportion est, quant à elle, de 44,1 %. La différence entre la Wallonie et la Belgique est ainsi de 10 points de pourcentage en défaveur de la Wallonie. Cette différence s’explique par le fait que la confiance politique en Flandre est structurellement plus élevée qu’en Wallonie comme le montre le graphique. En Flandre, la proportion de personnes qui se disent confiantes dans les institutions politiques est de 49,3 %, en 2018.

L’évolution de l’indicateur au fil du temps montre que le niveau de confiance politique en Wallonie est structurellement plus bas que pour le reste du pays tout, en étant relativement stable. Seules exceptions, en 2012 et en 2018, le niveau de confiance marque une légère augmentation par rapport au niveau des autres années, sans que l’on puisse établir que cette augmentation soit significative. Concernant la Flandre, et plus globalement la Belgique, on observe que la confiance baisse de manière prononcée durant la période 2008 à 2010 qui couvre à la fois la crise économique de 2008 et la crise gouvernementale belge (absence de Gouvernement fédéral durant 541 jours). En 2012, après cette période de crise, la confiance politique réaugmente pour la Belgique et la Flandre mais de manière moins prononcée et non significative pour la Wallonie. Ensuite, cette confiance continue de progresser jusqu’en 2018 pour la Belgique et la Flandre, mais elle baisse, en revanche, pour la Wallonie en 2014. Enfin, en 2018, la confiance en Wallonie augmente de nouveau légèrement par rapport à 2016 mais de manière non significative.

Confiance politique par quintile de revenu

La confiance politique dépend, en partie, du revenu des personnes mais la relation n’est pas unidirectionnelle. En effet, pour la Belgique et pour la Wallonie, le 5ème quintile (revenu élevé) a davantage confiance que le 3ème quintile (classe de revenu médian) mais le 1er quintile (revenu faible) n’a pas moins confiance que le 3ème quintile. Au contraire, ce dernier tend même à avoir plus confiance que le 3ème quintile même si l’écart reste dans l’intervalle de confiance. Globalement, on peut dire qu’en Belgique et en Wallonie, les revenus les plus élevés ont davantage confiance que les revenus médians mais que les revenus les plus faibles n’ont pas moins confiance que les revenus médians.

Confiance politique en fonction du sexe

European social survey (ESS), www.europeansocialsurvey.org ; Calculs : IWEPS
NB : Les intervalles de confiance indiquent la marge d’erreur dont il faut tenir compte dans l’interprétation des résultats. Cette marge d’erreur est liée à la taille de l’échantillon ou du sous-échantillon et de l’effectif.

La confiance politique ne dépend pas du sexe des répondants pour la population belge mais dépend de celui-ci pour la population wallonne. En effet, dans la population wallonne, les femmes ont significativement moins confiance que les hommes dans la politique.


Définitions et sources

Les données utilisées proviennent de l’Enquête European Social Survey (ESS) qui est une enquête européenne bisannuelle réalisée, depuis 2002, auprès d’une quarantaine de pays. Pour chaque pays, l’échantillon est représentatif de la population de 15 ans et plus vivant sur le territoire.
La confiance politique est calculée en faisant la moyenne de la confiance rapportée à quatre institutions considérées comme essentielles pour le fonctionnement de la démocratie représentative : 1) le parlement (fédéral belge), 2) les partis politiques, 3) les politicien.nes, 4) la justice. Les réponses vont de 0 « Pas du tout confiance » à 10 « Tout à fait confiance » (la valeur 5 correspond à un positionnement neutre). La confiance politique équivaut à la proportion d’individus dont la moyenne de confiance à ces quatre institutions est supérieure à 5.


Pertinence et limites

L’ESS est une enquête d’opinion dont l’échantillon est tiré aléatoirement et la passation réalisée en face-à-face au domicile de la personne interrogée. En raison de ces caractéristiques, la représentativité des opinions exprimées est reconnue comme élevée.
En 2018, l’échantillon belge comprenait 1 767 personnes interrogées dont 564 Wallon.nes (141 Bruxellois.es et
1 062 Flamand.es).
L’intervalle de confiance permet de savoir si un écart entre deux taux est significatif. Si cet écart se trouve en dehors de l’intervalle, il y a 95 % de chance que la différence ne soit pas dûe à un hasard. Cet intervalle dépend de la taille de l’échantillon. C’est pour cette raison qu’il est plus grand pour les régions que pour la Belgique.

Responsable(s) : Bornand Thierry

Pour en savoir plus:

Prochaine mise à jour : septembre 2022


Télécharger la fiche .pdf
Retour aux statistiques