Indicateurs statistiques

Migrations internes

En 2016, en Wallonie, les flux migratoires avec les 2 autres régions ont permis à la population d’accueillir 3 373 personnes en plus sur son territoire, soit +0,9 personne ayant migré pour 1 000 habitants.

Evolution des flux migratoires entre les régions

Sources : SPF-Economie / Direction générale Statistique ; Calculs : IWEPS

 

Les migrations entre Bruxelles et les deux autres régions concernent entre 45 000 et 65 000 personnes par an, alors que seulement 10 000 à 20 000 personnes migrent entre la Wallonie et la Flandre. La Wallonie enregistre plus d’entrées sur son territoire que de sorties vis-à-vis de Bruxelles (+4 307 personnes en 2016). Par contre, pour la première année depuis 1969, le solde migratoire de la Wallonie envers la Flandre est devenu négatif, après avoir diminué depuis 2013 (-934 personnes en 2016).

Bruxelles-Capitale joue le rôle d’une métropole urbaine qui attire une population en provenance de l’étranger et qui continue de connaître un exode urbain appelé « périurbanisation ». Ce schéma n’est pas seulement valable pour Bruxelles : il l’est également pour de nombreuses villes importantes. Mais, à la différence des autres métropoles belges, Bruxelles est également une entité fédérée et constitue donc un niveau d’agrégation statistique au même titre que la Flandre et la Wallonie.

Les populations flamande et wallonne bénéficient de l’émigration bruxelloise. Ce mouvement connaît régulièrement des renversements de tendance. Après une augmentation entre 1984 et 1992, les migrations partant de Bruxelles se sont quelque peu réduites au cours des années 1990. Les années 2000 marquent cependant une nouvelle inversion de cette tendance avec un regain des départs de la capitale. Depuis 2005, si ces derniers stagnent vers la Wallonie, ils ont poursuivi leur expansion vers la Flandre.

Si les migrations de la Flandre vers la Wallonie se sont stabilisées au cours de la dernière décennie, elles ont augmenté de la Wallonie vers la Flandre ces dernières années, surtout depuis 2015.

 

Solde des migrations internes dans les régions (1991-2016)

Sources : SPF-Economie / Direction générale Statistique ; Calculs : IWEPS

 

Ces dernières années, environ 5 000 personnes en plus sont venues s’installer en Wallonie (différence entre les entrées et les sorties en provenance ou à destination des deux autres régions). Ce nombre s’est quelque peu réduit depuis deux ans à plus de 3 000 personnes en 2016. Pour la Flandre, en 2016, au solde positif de migration interne vis-à-vis de la Wallonie s’ajoute un solde élevé envers Bruxelles. C’est Bruxelles-Capitale qui perd chaque année de la population au profit des deux autres régions, bénéficiant elle-même d’un apport important de population extérieure à la Belgique. Après avoir augmenté entre 1995 et 2003, ce solde annuel négatif s’était stabilisé depuis autour de -13 000 personnes. En 2016, il est de nouveau devenu plus important : -15 103 personnes.


Définitions et sources

Les migrations internes interrégionales concernent toutes les migrations entre régions de Belgique alors que les migrations internes communales reprennent tous les déménagements à partir ou à destination de la commune vers ou à partir d’une autre commune belge.

Le  solde   migratoire   interne   d’une   population   pour 1 000 habitants se définit comme la différence entre le nombre d’immigrations internes et d’émigrations internes sur une année rapportée à la population moyenne (somme de la population au 1er janvier et de la population au 31 décembre divisé par deux) multipliée par mille.


Pertinence et limites

Les données démographiques sont tirées du Registre national (RN) par le SPF-Economie / Direction générale Statistique. Le RN est un outil légal qui existe en Belgique depuis 1983 qui centralise les registres de population instaurés dans chaque commune belge dès 1846. Il enregistre l’ensemble des résidents de la Belgique dans différents registres : principalement le registre de population et des étrangers (les Belges et les étrangers domiciliés – autorisés à s’établir ou séjourner plus de trois mois- en Belgique), le registre d’attente (candidats réfugiés politiques) et les registres diplomatiques et consulaires ainsi que celui des fonctionnaires européens et des membres des autres institutions internationales (OTAN) et leur famille. La population officielle de la Belgique qui sert de base aux calculs des indices démographiques, comptabilise l’ensemble des personnes du RN qui ont leur résidence principale en Belgique en excluant le registre d’attente.

Responsable(s) : Debuisson Marc

Pour en savoir plus:

Walstat – IWEPS : http://walstat.iweps.be
SPF-Economie / Direction générale Statistique : http://economie.fgov.be/fr/statistiques/chiffres/population/mouvement

Charlier J., Debuisson M., Duprez J.-P., Reginster 1. (2016), Mouvements résidentiels en Wallonie (1994-2014), Namur, 82 p. (Working paper de l’IWEPS, n°21) : http://www.iweps.be/working-paper-de-liweps-ndeg21

Prochaine mise à jour : septembre 2018

 


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