Comptes régionaux 2024

En 2024, la croissance économique enregistrée dans les trois régions est restée modérée mais la situation est tout de même différente d’une région à l’autre. A Bruxelles, la progression de l’activité économique (+1,4%) était similaire à celle de 2023, et légèrement supérieure aux deux autres régions. La Wallonie a connu une croissance proche de celle de Bruxelles (+1,2%) En revanche, la Flandre a enregistré un ralentissement plus marqué par rapport à 2023 (+0,7%).

Ce sont les activités financières et d’assurance qui soutiennent la croissance bruxelloise, contrairement aux activités informatiques et services d’information qui pèsent sur la croissance (alors que c’est l’inverse dans les deux autres régions). En Flandre, le ralentissement est réparti de manière assez diffuse sur plusieurs branches, tandis qu’en Wallonie, une part importante du ralentissement est dû au recul de l’industrie pharmaceutique.

Pour la première fois, le volume de travail est disponible pour l’année la plus récente (2024). Après un ralentissement important en 2023 dans les trois régions, il est en recul en 2024, une première depuis la crise sanitaire, marquant la fin du rattrapage. Cette diminution est plus marquée en Flandre (-0,4%). Dans les deux autres régions (-0,1%), le ralentissement de branches de services marchands est plus compensé par le soutien de la branche de l’administration publique.

Après un ralentissement de la croissance de l’emploi total en 2023, 2024 est marqué par une augmentation encore plus faible de l’emploi. La Flandre et la Wallonie enregistrent respectivement une croissance de l’emploi de +0,2% et +0,3%, inférieure à celle de Bruxelles (+0,6%).

En 2024, le revenu disponible des ménages revient à une croissance proche de la croissance moyenne de long terme. En termes nominaux et par habitant, cette croissance s’est montée à +2,6 % en Wallonie, +2,3% en Flandre et +1,5% à Bruxelles. Les dépenses de consommation des ménages reviennent également à une croissance plus stable après trois années de forte croissance : +3,4% en Wallonie, +3,2% en Flandre et +2,0% à Bruxelles. Ce sont les loisirs qui sont le principal moteur de cette croissance.

Le revenu disponible des ménages et leurs dépenses de consommation ayant évolué de manière assez semblable, la part du revenu disponible épargnée se stabilise en 2024. En Flandre et en Wallonie, il est proche de sa moyenne historique (respectivement 15,9% et 10,1%) mais reste nettement inférieur à Bruxelles (4,7%).

La présente version des comptes régionaux, publiée par l’ICN, a trait à la sortie en ligne des résultats des comptes régionaux jusque l’année 2024. Tous ces résultats chiffrés sont disponibles sur le site NBB.stat Les comptes régionaux sont cohérents avec la version 2025 des comptes nationaux. La série historique 2009-2019 a été révisée conformément à la révision quinquennale 2024 des comptes nationaux.

Les dépenses de consommation finale des ménages, des administrations publiques et des institutions sans but lucratif au service des ménages sont régionalisées depuis juillet 2015. Ces nouvelles statistiques régionales découlent d’un projet de collaboration lancé en 2009 entre la Banque nationale de Belgique et les trois Régions visant à établir davantage de statistiques macroéconomiques présentant une dimension régionale. L’un des axes de ces travaux concerne le développement de l’optique des dépenses du PIB.

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