Indicateurs statistiques

Taux de chômage (BIT) dans l’Union européenne

En 2020, le taux de chômage wallon des 15-64 ans est de 7,4 %. Il est de 0,2 p.p. supérieur au taux de l’Europe des 27.

Evolution du taux de chômage BIT dans les trois régions du pays et moyennes belge et européenne

Sources : Statbel – Enquêtes sur les Forces de Travail ; Eurostat ; Steuntpunt Werk, moyennes annuelles

En 2020, le taux de chômage au sens du BIT en Wallonie (7,4 %) reste supérieur à la moyenne belge (5,6 %), à la moyenne européenne, même s’il s’en rapproche (7,2 % pour l’Europe des 27 – sans le Royaume Uni à partir de 2020) et au taux flamand (3,5 %) mais il est inférieur au taux observé à Bruxelles (12,4 %).
Depuis 2016, en Flandre, en Wallonie et au niveau belge et depuis 2014 à Bruxelles et au niveau de l’Union européenne, le taux de chômage affichait un recul chaque année, reflétant l’élargissement des possibilités d’emplois suite à l’amélioration de la conjoncture économique. En 2020, la crise sanitaire et l’effondrement de l’activité consécutif au confinement et à l’arrêt forcé des entreprises dans certains secteurs ont inversé cette tendance. La hausse est cependant modérée au regard de l’ampleur du recul de l’activité économique, la Belgique et les différents Etats membres ont mis en place des mesures de soutien à l’emploi notamment en facilitant le recours au chômage temporaire (ou chômage partiel selon la dénomination dans le pays) permettant de limiter les entrées dans le chômage. Un autre facteur à prendre en compte serait l’augmentation des personnes ayant renoncé à chercher un emploi. En effet pour être comptabilisé parmi les chômeurs au sens du BIT, il faut être disponible pour un travail et en rechercher activement un, difficile pour les parents dont les enfants sont à la maison suite à la fermeture des écoles ou quand le confinement limite les moyens de recherche active par exemple.

A noter que ce taux de chômage est estimé sur la base de l’Enquête sur les Forces de Travail afin de permettre les comparaisons internationales. Comme il est mesuré sur la base d’une enquête, les intervalles de confiance sont nécessaires pour rendre compte des erreurs liées à l’échantillonnage. Ainsi, on peut affirmer avec 95 % de certitude que le taux de chômage wallon des 15-64 ans (7,4 %) se situait en 2020 entre 6,8 % et 8,0 %.

 

Le taux de chômage BIT en 2020 dans les trois régions du Pays et les pays de l’Union européenne (en %)

Sources : Statbel – Enquête sur les Forces de Travail ; Eurostat ; Steuntpunt Werk, moyenne annuelle 2020

En 2020, la comparaison avec les autres pays européens montre que, en termes de taux de chômage, la Wallonie (7,4 %) se classe entre le Portugal et la Croatie, juste derrière la moyenne européenne des 27 (7,2 %). La Flandre (3,5 %), quant à elle, a un taux de chômage qui n’est supérieur qu’à celui de la République Tchèque et de la Pologne, tandis que Bruxelles (12,4 %) se classe juste devant l’Espagne et la Grèce, qui présentent les plus hauts taux de chômage d’Europe.


Définitions et sources

Le taux de chômage correspond au pourcentage de chômeurs dans la population active. Un chômeur est défini comme une personne âgée de 15 à 64 ans, sans travail durant la semaine de référence, disponible pour travailler au cours des deux semaines suivantes et qui était activement à la recherche d’un emploi au cours des quatre semaines précédentes.

Cet indicateur est calculé sur la base de l’Enquête sur les Forces de Travail (EFT) dans tous les pays de l’Union européenne dans le respect des définitions du BIT.

Cette enquête par sondage est organisée en Belgique par Statbel, c’est une enquête socio-économique auprès des ménages privés (donc sont exclus les ménages collectifs) dont le but principal est de classer la population en âge de travailler (15 ans et plus) en trois groupes (personnes occupées, chômeurs et inactifs), et de fournir des données descriptives et explicatives sur chacune de ces catégories.

Le taux de chômage calculé sur cette base se conforme aux critères du BIT et permet ainsi les comparaisons internationales.

Les intervalles de confiance sont calculés par Statbel.


Pertinence et limites

La série doit être interprétée en tenant compte  de  trois ruptures. La première en 1999, lorsque l’enquête est devenue continue, ce qui a induit une meilleure prise en compte des personnes occupées (et donc une baisse du nombre des personnes classées parmi les inoccupés, surtout parmi les femmes). La deuxième en 2011, suite au changement dans la question relative à la recherche d’emploi (avant 2011, la question portant sur la recherche d’un emploi ne se référait pas à une période explicitement déterminée ; à partir de 2011, dans un souci d’harmonisation européenne, celle-ci a été fixée au mois de référence). Par conséquent, la baisse du chômage observée entre 2010 et 2011 dans les trois régions belges et non au niveau européen reflète en partie la modification de cette question. En 2017, de nouveaux changements méthodologiques induisent une nouvelle rupture de série.

Ces taux sont calculés sur la base de statistiques inférées à partir de l’EFT. Or, l’inférence induit une « marge d’erreur » (que l’on peut cependant circonscrire dans un intervalle de confiance).

 

 

Responsable(s) : Vander Stricht Valérie

Pour en savoir plus:

Vidéo « Comment mesure-t-on le chômage en Wallonie ? » : https://www.youtube.com/watch?v=qJgGDsjwbXE

L’Enquête sur les Forces de travail : http://statbel.fgov.be/fr/statistiques/collecte_donnees/enquetes/eft/

Steunpunt Werk : http://www.steunpuntwerk.be

WalStat : http://walstat.iweps.be

Prochaine mise à jour : mai 2022


Télécharger la fiche .pdf
L031-1.-taux_chomage_eft_pays-européens_par_sexe_et_age   .xls L031-2.-tcd_taux_chomage_eft_pays-européens_par_sexe_et_age   .xlsx
Retour aux statistiques