Indicateurs statistiques

Evolution du chômage administratif

15,4 % des wallons actifs sur le marché du travail (15 à 64 ans) sont demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) en 2015, soit 0,7 point de % en moins qu’en 2014.

Evolution du taux de chômage administratif par durée d’inoccupation

Evolution du taux de chômage administratif par durée d'inoccupation
Sources : ONEM, FOREM, Arbeitsamt der Deutschsprachigengemeinschaft (ADG), Steunpunt Werk, Vlaamse Arbeidsrekening, moyennes annuelles

On observe une hausse de 2 points de pourcentage du taux de chômage administratif entre 2002 et 2006, suivie d’une baisse d’1,9 p.p. les deux années suivantes et ensuite d’une stabilisation du taux entre 15,8 et 16,1 %. La baisse de 0,7 p.p. observée au cours de la dernière année aboutit à un taux en 2015 qui est le plus bas de la période observée : 15,4 %.

Le pic observé dans l’évolution du taux de chômage administratif entre 2002 et 2008 correspond en grande partie à l’évolution du chômage de longue durée, alors que la baisse observée au cours de la dernière année est davantage expliquée par la diminution du nombre de demandeurs d’emploi inoccupés depuis moins d’un an.

En 2015, la majorité des demandeurs d’emploi (43 %) sont inoccupés depuis moins d’un an, alors qu’en début de période, les inoccupés depuis 2 ans et plus étaient les plus nombreux (47,2 %). En 2003, ces 2 catégories ont le même poids, mais le chômage de longue durée reprend ensuite le dessus. C’est en 2009 que le taux de chômage des inoccupés depuis moins d’un an voit sa courbe passer au-dessus de celle du chômage des inoccupés depuis au moins 2 ans.

La part des demandeurs d’emploi inoccupés depuis 1 à 2 ans augmente légèrement et régulièrement au cours de la période, passant de 15 à 18 % du nombre de DEI. Leur taux de chômage reste relativement stable : il passe de 2,5 % en 2000 à 2,8 % en 2015, avec quelques poussées à 3 % en 2004, 2006 et 2014.

Taux de croissance entre 2014 et 2015 du nombre de DEI (en %)

Taux de croissance entre 2014 et 2015 du nombre de DEI (en %)
Sources : FOREM, Arbeitsamt der Deutschsprachigengemeinschaft (ADG), moyennes annuelles

Entre 2014 et 2015, la baisse du chômage administratif est plus importante chez les catégories où le taux de chômage est le plus important : les femmes, les jeunes et les inoccupés depuis moins d’un an.

Une catégorie cependant ne suit pas la tendance générale : les DEI âgés de 50 ans et plus sont un peu plus nombreux en 2015 qu’en 2014.


Définitions et sources

Le taux de chômage rend compte de la proportion des personnes qui, dans la population active, sont sans emploi, à la recherche d’un emploi et disponibles pour travailler. Il mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande de travail.

Les organismes de placement (Forem et ADG pour la Wallonie, Vdab et Actiris pour la Flandre et Bruxelles) comptabilisent les chômeurs sur la base des inscriptions comme demandeurs d’emploi.

Les actifs utilisés au dénominateur des taux de chômage sont issus des comptes de l’emploi flamand (Vlaamse Arbeidsrekening) élaborés par le Steunpunt Werk à partir de différentes sources : ONSS, ORPSS, INASTI, INAMI, BCSS, ONEM.


Pertinences et limites

Ces données sont rapidement disponibles et permettent l’analyse des caractéristiques du chômage.

Cependant, d’une part, elles ignorent le chômage de personnes qui ne se déclarent pas au chômage parce qu’elles ne voient pas l’intérêt de s’inscrire, d’autre part elles comptabilisent des individus qui ne cherchent pas de travail, mais voient un avantage financier à s’inscrire au chômage.

Par ailleurs, le chômage administratif est fortement influencé par la réglementation. Par exemple, la modification intervenue le 1er janvier 2012, limitant à trois ans le droit aux allocations d’insertion, a influencé, à la baisse, le nombre de chômeurs mesuré par les statistiques administratives.

Enfin, les séries étant collectées par quatre organismes différents (Forem, ADG, VDAB et Actiris), les données ne sont pas parfaitement comparables entre régions

Les différences dans le mode de calcul de la population active accentuent le manque de comparabilité entre le taux bruxellois et celui des deux autres régions.

Responsable(s) : Vanden Dooren Laurence

Pour en savoir plus:

Le thème « Marché du travail » – Walstat – IWEPS : http://walstat.iweps

Les séries statistiques du marché du travail wallon : http://www.iweps.be/series-statistiques-du-marche-du-travail-wallon-juillet-2015

Prochaine mise à jour : mars 2017


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