Indicateurs statistiques

Evolution du chômage administratif

14,6 % des wallons actifs sur le marché du travail (15 à 64 ans) sont demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) en 2016,
soit 0,8 point de % en moins qu’en 2015.

Evolution du taux de chômage administratif par durée d’inoccupation

Sources : ONEM, FOREM, Arbeitsamt der Deutschsprachigengemeinschaft (ADG), Steunpunt Werk, Vlaamse Arbeidsrekening, moyennes annuelles
Sources : ONEM, FOREM, Arbeitsamt der Deutschsprachigengemeinschaft (ADG), Steunpunt Werk, Vlaamse Arbeidsrekening, moyennes annuelles

 

On observe une hausse de 2,0 points de pourcentage du taux de chômage administratif entre 2002 et 2006, suivie d’une baisse d’1,9 p.p. les deux années suivantes et ensuite d’une stabilisation du taux entre 15,8 % et 16,1 % jusqu’en 2014. La baisse de 1,5 p.p. observée au cours des 2 dernières années aboutit à un taux en 2016 qui est le plus bas de la période observée : 14,6 %.

En 2016, la majorité des demandeurs d’emploi (44,7 %) sont inoccupés depuis moins d’un an, alors qu’en début de période, les inoccupés depuis 2 ans et plus étaient les plus nombreux (47,2 % en 2000). En 2003, ces 2 catégories ont le même poids, mais le chômage de longue durée reprend ensuite le dessus jusqu’en 2009. A partir de 2009, le poids du chômage de courte durée est plus important que celui du chômage des inoccupés depuis au moins 2 ans ; le taux de chômage des inoccupés depuis moins d’un an voit ainsi sa courbe passer au-dessus de celle du chômage des inoccupés depuis au moins 2 ans.

La part des demandeurs d’emploi inoccupés depuis 1 à 2 ans augmente légèrement et régulièrement jusque 2015, passant de 15 à 18 % du nombre de DEI, mais diminue au cours de la dernière année, atteignant 17 % en 2016. Leur taux de chômage reste relativement stable : il passe de 2,5 % en 2000 à 2,8 % en 2015 et à nouveau 2,5 % en 2016, avec quelques poussées à 3 % en 2004, 2006 et 2014.

 

Taux de croissance entre 2015 et 2016 du nombre de DEI (en %)

Sources : ONEM, FOREM, Arbeitsamt der Deutschsprachigengemeinschaft (ADG), moyennes annuelles
Sources : ONEM, FOREM, Arbeitsamt der Deutschsprachigengemeinschaft (ADG), moyennes annuelles

 

En 2016, la Wallonie comptait en moyenne 230 294 chômeurs au sens administratif (demandeurs d’emploi innocupés inscits – DEI). En 2015 et 2016, leur nombre a reculé de 12 093 unités, soit -5,0 %. Cette baisse du chômage administratif est plus importante chez les jeunes (-6,7 %) et chez les inoccupés depuis 1 à 2 ans (-12,0 %). Elle est faible chez les inoccupés depuis moins d’un an (-0,7 %). Le recul est légèrement supérieur ches les femmes (-5,3 %) que chez les hommes (-4,7 %).


Définitions et sources

Le taux de chômage rend compte de la proportion des personnes qui, dans la population active, sont sans emploi, à la recherche d’un emploi et disponibles pour travailler. Il mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande de travail.

Le taux de chômage administratif est calculé en divisant le nombre de demandeurs d’emploi inoccupés inscrits (DEI – total ou selon la durée d’inoccupation) par la population active.

Le numérateur est fourni par les organismes de placement (Forem et ADG pour la Wallonie, Vdab et Actiris pour la Flandre et Bruxelles) qui comptabilisent les chômeurs sur la base des inscriptions comme demandeurs d’emploi.

Les actifs utilisés au dénominateur des taux de chômage sont issus des comptes de l’emploi élaborés par le Steunpunt Werk à partir de différentes sources : ONSS, ORPSS, INASTI, INAMI, BCSS, ONEM.


Pertinence et limites

Ces données sont rapidement disponibles et permettent l’analyse des caractéristiques  du chômage.

Cependant, d’une part, elles ignorent le chômage de personnes qui ne se déclarent pas au chômage parce qu’elles ne voient pas l’intérêt de s’inscrire, d’autre part elles comptabilisent des individus qui ne cherchent pas de travail, mais voient un avantage financier à s’inscrire au chômage.

Par ailleurs, le chômage administratif est fortement influencé par la réglementation. Par exemple, la modification intervenue le 1er janvier 2012, limitant à trois ans le droit aux allocations d’insertion, a influencé, à la baisse, le nombre de chômeurs mesuré par les statistiques administratives.

Enfin, les séries étant collectées par quatre organismes différents (Forem, ADG, VDAB et Actiris), les données ne sont pas parfaitement comparables entre régions

Les différences dans le mode de calcul de la population active accentuent le manque de comparabilité entre le taux bruxellois et celui des deux autres régions.

Responsable(s) : Vanden Dooren Laurence

Pour en savoir plus:

Le thème « Marché du travail » – Walstat – IWEPS : http://walstat.iweps

Les séries statistiques du marché du travail wallon : http://www.iweps.be/publications/?fwp_pub_categories=series-stats-du-marche-du-travail

Prochaine mise à jour : janvier 2018


Télécharger la fiche .pdf
Retour aux statistiques