Indicateurs statistiques

Taux d’épargne et consommation des ménages

Le taux d’épargne brut des ménages wallons en 2013 était de 8,6%.

Taux d’épargne brut des ménages (en %)

Taux d’épargne brut des ménages (en %)
Sources : ICN; Calculs : IWEPS (juillet 2016)

 

Globalement, l’évolution du taux d’épargne en Wallonie est semblable à l’évolution qu’a connu ce taux en Flandre et dans le Royaume. Remarquons que l’année 2010 est marquée dans chacune des régions par une forte baisse.

En 2013, c’est en Wallonie que le taux d’épargne brut des ménages est le plus bas: 8,6 % contre 9,5 % en Région de Bruxelles-Capitale et 15,3 % en Flandre. À part à Bruxelles, les taux d’épargne sont plus bas en 2013 que ce qu’ils n’étaient en 1999.

Le revenu disponible brut des ménages peut être consacré soit en dépenses de consommation finale, soit en épargne. Si le taux d’épargne brut augmente (diminue) dans une région, cela veut dire que les dépenses de consommation finale des ménages de cette région évoluent moins (plus) vite que le revenu disponible brut. Ce fut le cas en 2011 pour Bruxelles et en 2012 pour la Wallonie avec la hausse de leur taux d’épargne brut.

En 2013, l’épargne brute des ménages wallons est de 1 603 euros par habitant, contre 1 802 euros pour les ménages bruxellois et 3 366 euros pour les ménages flamands.

 

Dépenses de consommation finale des ménages wallons pour l’année 2013 (en %)

Dépenses de consommation finale des ménages wallons pour l’année 2013 (en %)
Sources : ICN; Calculs : IWEPS (juillet 2016)

 

En 2013, les dépenses de consommation finale des ménages wallons s’élèvent à 60,5 milliards d’euros, soit 16 937 euros par habitant. Ce chiffre est en hausse de 0,7 % par rapport à 2012. En Flandre, le montant des dépenses des ménages par habitant est de 18 624 euros (accroissement de 1,9 %) et de 17 148 euros à Bruxelles (augmentation de 0,3 %).

Au niveau de la répartition des dépenses des ménages wallons par catégorie de produits (COICOP 2 digits), ce sont les dépenses relatives au logement qui sont de loin les plus importantes : 23,6 % du total. Cette part est néanmoins plus faible qu’à Bruxelles où elle est de 31,2 %. Viennent ensuite les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées (13,4 %) et les transports (13 %).


Définitions et sources

Les données utilisées pour cette fiche proviennent des comptes régionaux publiés chaque année par l’ICN. Ces données découlent d’un projet de collaboration entre la BNB et les trois instituts statistiques régionaux qui a abouti en juillet 2015 à une première publication sur les dépenses de consommation finale et l’épargne des ménages. La seconde publication est parue le 8 juillet 2016. Ces chiffres sont publiés à prix courant.

L’ensemble de la méthodologie est disponible sur les liens ci-dessous.

Le taux d’épargne brut se mesure comme le rapport entre l’épargne brute et le revenu disponible brut (additionné des ajustements pour variation des droits à pensions des ménages).


Pertinences et limites

Le taux d’épargne brut, comme présenté ici, permet la comparaison entre régions et entre pays.

La nomenclature COICOP des dépenses de consommation finale des ménages est utilisée au niveau international mais aussi et surtout au niveau européen (Eurostat).

Toutes les dépenses des ménages sont reprises dans leur dépense de consommation finale et en Belgique. La principale source est l’Enquête sur le Budget des Ménages (annuelle avec +3 000 ménages puis bisannuelle avec +6 000 ménages depuis 2012), ce qui peut constituer une limite faute de meilleure source (cf. note méthodologique).

Responsable(s) : Tilman Yves

Pour en savoir plus:

Prochaine mise à jour : juin 2017


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