Indicateurs statistiques

Enquête de mobilité auprès des ménages wallons

16% des ménages wallons ne disposent pas de voiture en 2017.

Taux de motorisation des ménages (ESE 2001, BELDAM 2010, MOBWAL 2017)

Sources : MOBWAL 2017, Calculs : IWEPS

 

Etre en possession du permis de conduire ou en apprentissage (BELDAM 2010, MOBWAL 2017)

Sources : (1) Cornélis et al. 2012 ; (2) MOBWAL 2017 ; Calculs : IWEPS

 

A l’instar de la citation « avoir une brique dans le ventre », on peut aussi avancer que les résidents wallons ont très souvent un volant entre les mains. La voiture consolide pour l’heure sa position centrale dans la mobilité des personnes tant en termes de possession que d’usage.

En 2001, un ménage sur 4 était sans voiture. En 2017, ils ne sont plus que 1 sur 8 (16 %), et ce bien que la part des ménages sans voiture soit fort semblable dans les deux dernières enquêtes. Par contre, la part des ménages avec plusieurs voitures est quant à elle sensiblement plus élevée et passe de 21 % (2001) à 41 % (2017), exemple de la persistance de la prédominance de la voiture comme moyen de transport. Notons que 29 % des 41 % des ménages ayant plusieurs voitures jouissent d’une voiture de société. Ces chiffres peuvent révéler des réalités sociales et territoriales différentes avec notamment des indices montrant la part des ménages sans voiture augmenter avec la densité : les grandes villes offrent plus d’alternatives à la voiture et accueillent, par ailleurs, une population plus pauvre n’ayant pas les moyens d’acquérir un véhicule.

Quant au permis de conduire, condition nécessaire à l’utilisation d’une voiture, les résultats indiquent une augmentation de 71 % en 2010 à 81 % en 2017. Cependant, sa fréquence varie dans les différents groupes de la population.

 

Usage habituel de la voiture comme conducteur (BELDAM 2010, MOBWAL 2017)

Sources : (1) Cornélis et al. 2012 ; (2) MOBWAL 2017 ; Calculs : IWEPS

 

Plus d’un Wallon sur deux monte dans une voiture tous les jours en 2017 contre 4 sur 10 en 2010. Si l’on s’intéresse à l’usage habituel des autres modes, les pourcentages se révèlent bien plus faibles : on a une baisse de 4 % à 2 % pour l’usage du vélo tous les jours sur la période, le chiffre de 7 % reste inchangé pour la rubrique par semaine. En ce qui concerne l’usage quotidien des transports en commun, on diminue de 14 % à 9 % entre les deux enquêtes, 9 % étant le chiffre de l’usage par semaine pour les deux enquêtes. On constate néanmoins que ces chiffres globaux recouvrent des réalités territoriales différentes et contrastées.

Les travaux de l’IWEPS montrent les contradictions des Wallons entre leurs choix de lieux de vie (quand ils ont la possibilité de choisir) et leurs souhaits d’accès à certains services (en ce compris les transports publics) : par exemple, on constate que 1 personne sur 2 a ou souhaite un arrêt de bus à une distance piétonne de chez elle ; cependant, parmi les répondants Mobwal qui sont dans cette situation, 53 % n’utilisent jamais le bus, 28 % l’utilisent occasionnellement et seulement 18 % l’utilisent régulièrement (soit une personne sur 5). Le constat est similaire pour le train.

Enfin, selon l’enquête sur le budget des ménages (Statbel, 2016), le transport est le troisième poste en termes d’importance dans les dépenses de consommation des ménages wallons après le logement et l’alimentation. Sa part moyenne dans les dépenses totales des ménages varie peu depuis 1999 et oscille entre 13 % et 15 % avec la prise en compte ou non des assurances liées au transport. Une grande partie du budget transport est dévolue à l’achat de véhicules et à leur utilisation.


Définitions et sources

Mobwal est une enquête régionale et sociologique de mobilité menée en face-à-face (méthode CAPI – Computer Assisted Personal Interviewing) sur les stratégies/comportements de mobilité des Wallons ; elle a été réalisée début 2017 auprès de 1 299 wallons de     18 ans et plus. Informations et données disponibles via https://www.iweps.be/projet/mobwal/.

Elle se distingue de l’enquête belge de mobilité Beldam, notamment au niveau du questionnaire et du mode d’interrogation (Cf. Working paper n°24 de l’IWEPS).


Pertinence et limites

Les enquêtes de mobilité visent à constituer des bases de données pour une meilleure compréhension des comportements de mobilité des individus dans une logique de « chaînage » des déplacements.

Responsable(s) : Juprelle Julien

Pour en savoir plus:

http://www.mobilite.belgium.be/fr/mobilite/chiffres/beldam/

Prochaine mise à jour : décembre 2020


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