Indicateurs statistiques

Evolution du chômage administratif

13,1 % des Wallons actifs sur le marché du travail (15 à 64 ans) sont demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) en 2020, soit 0,3 point de % en plus qu’en 2019.

 

Evolution du taux de chômage administratif par durée d’inoccupation

Sources : ONEM, FOREM, Arbeitsamt der Deutschsprachigengemeinschaft (ADG), Steunpunt Werk, Vlaamse Arbeidsrekening, moyennes annuelles

L’évolution du taux de chômage administratif est caractérisée par des mouvements de hausse et de baisse sous l’influence des mouvements conjoncturels mais aussi de la population en âge de travailler, des évolutions réglementaires et des politiques d’emploi mises en œuvre (voir le Rapport sur l’économie wallonne de 2016 de l’IWEPS, pp 115-121). Sur la période d’observation, on observe un recul du taux de chômage de 3,1 pp (16,2 % en 2000 à 13,1 % en 2020). C’est le taux de chômage de longue durée qui présente la tendance à la baisse la plus marquée, il passe de 7,7 % en 2000 à 5,1 % en 2020, soit un recul de 2,6 pp. Le taux de chômage de longue durée ne doit pas être confondu avec un autre indicateur très courant, la part du chômage de longue durée. Le taux de chômage de courte durée (moins d’un an d’inoccupation) est plus sensible aux variations conjoncturelles, il comprend aussi le chômage frictionnel, ou « naturel » chômage lié au temps nécessaire pour trouver un nouvel emploi. Entre 2000 et 2020, il a reculé de 0,4 pp passant de 6,1 % en 2000 à 5,7 % en 2020. Le taux de chômage d’une durée d’inoccupation de 1 à 2 ans, est quant à lui très stable. Sur la période étudiée, il a reculé de 0,1 pp.

En 2020, 43 % des 209 263 demandeurs d’emploi inoccupés inscrits au Forem (moyenne annuelle) étaient inoccupés depuis moins d’un an, 18 % depuis une durée comprise entre 1 et 2 ans, 39 % depuis plus de 2 ans.
Entre 2019 et 2020, le taux de chômage a augmenté de 0,3 pp, (12,8 % en 2019 à 13,1 % en 2020), une hausse limitée au regard de l’ampleur du recul de l’activité économique provoqué par la crise sanitaire. Grâce au recours massif au chômage temporaire, la hausse du taux de chômage de courte durée a été très limitée (+0.1 pp contre +0,6 pp lors de la crise de 2009), les taux de chômage de moyenne et longue durée ont également augmenté (+0,1 pp), reflétant la difficulté accrue de trouver un emploi.

 

Taux de croissance entre 2019 et 2020 du nombre de DEI (en %)

Sources : ONEM, FOREM, Arbeitsamt der
Deutschsprachigengemeinschaft (ADG), moyennes annuelles

Entre 2019 et 2020, le nombre de chômeurs au sens administratif (demandeurs d’emploi inoccupés inscrits – DEI) a augmenté de 6 016 unités,
soit +3,0 %.
En termes relatifs, c’est le chômage des jeunes qui a le plus augmenté (+5,3 %), le taux de chômage des moins de 25 ans est ainsi passé de 27,5 % en 2019 à 29,0 % en 2020. Un taux de chômage bien plus élevé que pour leurs ainés : 11,7 % pour les 25-49 ans et 11,5 % pour les plus de 50 ans, en 2020.
La hausse du chômage est plus importante pour les hommes (+4,2 %) que pour les femmes (+1,7 %). Le taux de chômage, plus élevé en 2019 pour les femmes (12,9 %) que pour les hommes (12,6 %) est maintenant légèrement plus haut chez les hommes (13,2 %) que chez les femmes (13,1 %).


Définitions et sources

Le taux de chômage rend compte de la proportion des personnes qui, dans la population active, sont sans emploi, à la recherche d’un emploi et disponibles pour travailler. Il mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande de travail.
Le taux de chômage administratif est calculé en divisant le nombre de demandeurs d’emploi inoccupés inscrits (DEI – total ou selon la durée d’inoccupation) par la population active. Il s’agit dans cette fiche du taux de chômage en moyenne annuelle.
Le numérateur est fourni par les organismes de placement (Forem et ADG pour la Wallonie, Vdab et Actiris pour la Flandre et Bruxelles) qui comptabilisent les chômeurs sur la base des inscriptions comme demandeurs d’emploi. La moyenne annuelle est calculée en divisant le nombre de chômeurs recensés en fin de chaque mois par 12.
Les actifs utilisés au dénominateur des taux de chômage sont issus des comptes de l’emploi élaborés par le Steunpunt Werk à partir de différentes sources : ONSS, INASTI, INAMI, BCSS, ONEM. Il s’agit d’un nombre annuel moyen. Pour les années 2019 et 2020, le calcul du taux de chômage a été réalisé sur la base du nombre d’actifs en 2018, dernières données disponibles.


Pertinence et limites

Ces données sont rapidement disponibles et permettent l’analyse des caractéristiques du chômage.

Cependant, d’une part, elles ignorent le chômage de personnes qui ne se déclarent pas au chômage parce qu’elles ne voient pas l’intérêt de s’inscrire, d’autre part, elles comptabilisent des individus qui ne cherchent pas de travail, mais voient un avantage financier à s’inscrire au chômage.

Par ailleurs, le chômage administratif est fortement influencé par la réglementation. Par exemple, la modification intervenue le 1er janvier 2012, limitant à trois ans le droit aux allocations d’insertion, a influencé, à la baisse, le nombre de chômeurs mesuré par les statistiques administratives.

Enfin, les séries étant collectées par quatre organismes différents (Forem, ADG, VDAB et Actiris), les données ne sont pas parfaitement comparables entre régions.

Les différences dans le mode de calcul de la population active accentuent le manque de comparabilité entre le taux bruxellois et celui des deux autres régions.

Responsable(s) : Vanden Dooren Laurence

Pour en savoir plus:

Le thème « Marché du travail » – Walstat – IWEPS : http://walstat.iweps

Les séries statistiques du marché du travail wallon : https://www.iweps.be/tag/emploi

Prochaine mise à jour : mars 2022


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