Satisfaction démocratique
En 2023, 48,6 % de la population wallonne se dit satisfaite à l’égard de la démocratie. Pour l’ensemble de
la population belge, cette proportion est de 49,6 %
En 2023, la proportion de personnes de 15 ans et plus qui se dit, en Wallonie, satisfaite du fonctionnement de la démocratie est de 48,6 %. Ce niveau de satisfaction n’est pas statistiquement différent de celui pour l’ensemble du territoire belge dont le niveau est à 49,6 %.
En termes d’évolution temporelle, on observe que le niveau de satisfaction en 2023 en Wallonie est légèrement plus bas que celui de 2004 (53,3 %), tout en ayant connu des fluctuations entre ces deux dates. En 2004, le niveau de satisfaction en Wallonie et en Belgique est similaire (respectivement 53,3 % et 53,6 %) mais en 2006, la satisfaction en Wallonie baisse alors qu’elle reste constante en Belgique. En 2008 et 2010, durant la crise politique fédérale (absence de Gouvernement fédéral durant 541 jours), la satisfaction au niveau belge baisse et rejoint le niveau de satisfaction de la Wallonie. En 2012, après la résolution de la crise politique (formation du gouvernement Di Rupo, le 6 décembre 2011), le niveau de satisfaction augmente en Belgique et en Wallonie mais baisse presque autant pour les deux en 2014. À partir de 2014, le niveau de satisfaction wallon est à nouveau plus bas que celui pour la population belge. Les affaires du Kasakhgate (2014) et de Publifin (2016) peuvent probablement expliquer ce niveau plus faible pour la Wallonie par rapport à la Belgique. En 2018, le niveau de satisfaction wallon augmente légèrement par rapport à 2016, alors qu’il baisse légèrement pour la Belgique. La différence entre les deux régions n’est alors plus significative. En 2020, on observe une augmentation puis en 2023 une baisse pour les deux régions.
NB : Les intervalles de confiance indiquent la marge d’erreur dont il faut tenir compte dans l’interprétation des résultats. Cette marge d’erreur est liée à la taille de l’échantillon ou du sous-échantillon et de l’effectif.
La satisfaction à l’égard de la démocratie varie selon le niveau de revenu. Bien que les intervalles de confiance soient larges — en raison de la taille réduite des échantillons — des différences de niveau de satisfaction apparaissent en fonction du revenu. En Belgique, on observe une progression du niveau de satisfaction à mesure que le revenu augmente. En Wallonie, cette relation est plus fluctuante, ce qui s’explique principalement par l’ampleur des intervalles de confiance liée à la plus petite taille de l’échantillon wallon. Néanmoins, on constate que le premier quintile présente un niveau de satisfaction plus faible que les autres, tandis que le cinquième quintile affiche le niveau le plus élevé.
NB : Les intervalles de confiance indiquent la marge d’erreur dont il faut tenir compte dans l’interprétation des résultats. Cette marge d’erreur est liée à la taille de l’échantillon ou du sous-échantillon et de l’effectif.
La satisfaction à l’égard de la démocratie ne dépend quant à elle pas du sexe des répondants ni pour la Belgique ni pour la Wallonie. La très faible différence de pourcentage entre les femmes et les hommes est largement comprise dans l’intervalle de confiance.
Définitions et sources
Les données utilisées proviennent de l’Enquête European Social Survey (ESS) qui est une enquête européenne bisannuelle réalisée, depuis 2002, auprès d’une quarantaine de pays. Pour chaque pays l’échantillon est représentatif de la population de 15 ans et plus vivant sur le territoire.
La satisfaction démocratique est calculée à partir d’un item de l’enquête. Les participants doivent répondre à la question suivante : » Et dans l’ensemble, dans quelle mesure êtes-vous satisfait de la manière dont la démocratie fonctionne [en Belgique] ? « . Les personnes peuvent donner une réponse sur une échelle allant de 0 ( » tout à fait insatisfait « ) à 10 ( » tout à fait satisfait « ). L’indice est calculé en tenant compte des scores allant de 6 à 10 (5 étant le milieu de l’échelle).
Pertinence et limites
L’ESS est une enquête d’opinion dont l’échantillon est tiré aléatoirement et la passation réalisée en face-à-face au domicile de la personne interrogée (avec possibilité, en 2020, de le faire en visio-conférence en raison de la COVID-19). Cette méthodologie permet d’assurer une forte représentativité des opinions exprimées.
En 2023, l’échantillon belge comprenait 1 594 personnes interrogées dont 412 Wallon·nes (106 Bruxellois·es et 1076 Flamand·es).
L’intervalle de confiance permet de savoir si un écart entre deux taux est significatif. Si cet écart se trouve en dehors de l’intervalle, il y a 95 % de chance que la différence ne soit pas due à un hasard. Cet intervalle dépend de la taille de l’échantillon. C’est pour cette raison qu’il est plus grand pour les régions que pour la Belgique.
Responsable(s) : Bornand ThierryPour en savoir plus:
Prochaine mise à jour : Inconnu
Télécharger la fiche .pdf