Indicateurs statistiques

Perspectives de population régionales

En Wallonie, selon les perspectives du Bureau fédéral du Plan de 2020, la population wallonne atteindra 3 868 321 en 2071 soit une hausse de 6,1 %
(ou +223 078 habitants entre 2020 et 2071)

Les populations de la Belgique et de ses régions depuis 1970 (indice 1971=100)

Sources : Bureau fédéral du Plan, janvier 2021 ; Calculs : IWEPS

Entre 1971 et 2005, la population wallonne a évolué de manière similaire à celle de la Belgique. Elle se différencie à partir de cette date en adoptant un rythme de croissance moins soutenu et, selon les perspectives, cette tendance va continuer. En 2071, par rapport à 1971, la croissance de la population de la Wallonie se situera au-dessous de celle de la Flandre et de Bruxelles. Entre 1971 et 2020, la croissance annuelle en Wallonie atteignait 0,29 %. Elle devrait ralentir entre 2020 et 2071 (+0,12 %), en restant inférieure à la croissance des autres régions. Durant l’année 2020, selon les hypothèses des perspectives du BFP sur les conséquences démographiques de l’épidémie de Covid-19, la population wallonne aurait diminué légèrement (-1 971 personnes).

Le profil d’évolution attendue de la Région bruxelloise se différencie fortement des autres régions pour la première moitié du 21e siècle. En effet, on observe actuellement une forte accélération de la croissance de la population, qui devrait se poursuivre jusqu’en 2071. La tendance de ces dernières années est à la fois liée à la recrudescence de l’immigration internationale et à la forte natalité dans la capitale, consécutive à la présence de communautés originaires de pays hors Union européenne à fécondité élevée. Cependant, le phénomène de désurbanisation qui s’est développé dans la deuxième moitié du 20e siècle a provoqué une diminution de la population de plus de 12 % entre 1971 et la fin du siècle dernier. La population bruxelloise n’a rejoint qu’en 2009 le niveau de population qu’elle avait en 1971. Elle devrait également être plus touchée que les deux autres régions par la pandémie du Covid-19 qui entraîne à la fois une hausse de la mortalité et surtout une réduction des migrations internationales. La région Bruxelloise devrait perdre de la population en 2020. La Flandre devrait, en 2071, enregistrer la plus forte croissance des trois régions.

 

Espérance de vie à la naissance et nombre moyen d’enfants par femme entre 1992 et 2071 selon les perspectives du BFP

Sources : Bureau fédéral du Plan (BFP) janvier 2021 ; Calculs : IWEPS

En Wallonie, selon les perspectives du BFP de janvier 2021, l’espérance de vie à la naissance devrait passer de 82,8 ans en 2019 à 88,1 ans en 2070 pour les femmes, 77,7 ans à 86,6 ans pour les hommes. En 2020 avec l’épidémie Covid-19, l’espérance de vie à la naissance aurait reculé d’une année pour les femmes et de 1,2 année pour les hommes. à remarquer une progressive convergence entre les hommes et les femmes, prolongement des observations récentes en la matière. Quant à la fécondité, les hypothèses retenues dans les perspectives du BFP maintiennent un nombre d’enfants par femme de 1,71 à l’horizon 2070.

Selon les dernières perspectives du BFP de janvier 2021 (tenant compte de l’épidémie Covid-19), le solde migratoire vis-à-vis de l’étranger de la Wallonie (solde extérieur) devrait continuer à être alimenté par l’arrivée des demandeurs d’asile et de ressortissants des pays de l’UE. Après une diminution importante en 2020 à un peu plus de 2 500 personnes en raison de l’épidémie Covid-19, ce solde devrait se maintenir autour de + 4 000 à + 5 000 personnes par an, de 2030 et jusqu’en 2071, selon les hypothèses du BFP. De plus, les flux migratoires en provenance des deux autres régions de Belgique sont positifs et, toujours selon les perspectives du BFP, continueront à alimenter la croissance de la population wallonne à l’horizon 2070 par un apport également de +4 000 à +5 000 personnes chaque année.


Définitions et sources

L’indice conjoncturel de fécondité est le nombre d’enfants auxquels les femmes de 15 ans donneraient vie si elles adoptaient la fécondité de toutes les générations de femmes observée cette année-là.

L’espérance de vie à la naissance est la durée moyenne de vie que les enfants nés durant l’année d’observation auraient s’ils adoptaient la mortalité observée pour chaque génération durant l’année retenue.

Le solde migratoire (interne ou externe) d’une population pour 1 000 habitants se définit comme la différence entre le nombre d’immigrations (interne ou externe) et d’émigrations (interne ou externe) sur une année rapportée à la population moyenne (somme de la population au 1er janvier et de la population au 31 décembre divisé par deux) multipliée par mille.


Pertinence et limites

Les perspectives de population du Bureau fédéral du Plan sont réalisées annuellement pour le pays et ses régions et jusqu’au niveau des arrondissements suivant une méthodologie et des hypothèses reprises dans la publication du BFP. Ces dernières sont le résultat de travaux d’un groupe d’experts démographes des institutions belges. Cet exercice constitue les perspectives régionales officielles de la Belgique.

Ces perspectives de juin 2021 couvrent la période s’étalant de 2020 à 2071. Elles tiennent compte de l’effet du Covid-19 sur la mortalité et les migrations.

Responsable(s) : Debuisson Marc

Pour en savoir plus:

Bureau fédéral du Plan : http://www.plan.be/ BFP – Statbel (2021), Covid-19 : faible croissance de la population en 2020 et 2021.
Le vieillissement de la population reste présent à long terme, janvier 2020, 5 pp.

 

Prochaine mise à jour : juin 2022


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