Indicateurs statistiques

Perspectives de population régionales

En Wallonie, selon les perspectives du Bureau fédéral du Plan de 2017, la population wallonne atteindra 4 115 185 en 2061 soit une hausse de
14,2 % (ou +512 969 habitants entre 2016 et 2061).

Les populations de la Belgique et de ses régions depuis 1970 (indice 1971=100)

Sources : Bureau fédéral du Plan – SPF-Economie / Direction générale Statistiques ; Calculs : IWEPS

 

Entre 1971 et 2005, la population wallonne a évolué de manière similaire à celle de la Belgique. Mais à partir de cette date, selon les perspectives, elle va se différencier en adoptant un rythme de croissance moins soutenu. En 2060, par rapport à 1971, la croissance de la population de la Wallonie se situera au-dessous de celle de la Flandre et largement en dessous de celle de Bruxelles. Entre 1971 et 2015, la croissance annuelle en Wallonie atteignait 0,29 %. Elle devrait se maintenir à 0,30 % entre 2016 et 2060, en restant dès lors toujours légèrement inférieure à la croissance belge.

Le profil d’évolution attendue de la Région bruxelloise se différencie fortement des autres régions pour la première moitié du 21e siècle. En effet, on observe actuellement une très forte accélération de la croissance de la population, qui devrait se poursuivre jusqu’en 2061. La tendance de ces dernières années est à la fois liée à la recrudescence de l’immigration internationale et à la forte natalité dans la capitale, consécutive à la présence de communautés originaires de pays hors Union européenne à fécondité élevée. Cependant, le phénomène de désurbanisation qui s’est développé dans la deuxième moitié du 20e siècle a provoqué une diminution de la population de plus de 12 % entre 1971 et la fin du siècle dernier. La population bruxelloise n’a rejoint qu’en 2009 le niveau de population qu’elle avait en 1971.

En Flandre, la croissance de la population connaît un rythme élevé au regard des autres régions depuis les dernières décennies du 20e siècle. Selon les perspectives Bureau fédéral du Plan – SPF-Economie / Direction générale Statistiques, l’accélération de la progression de la population flamande, observée depuis près de dix ans, devrait, contrairement à la Belgique, ralentir quelque peu jusqu’en 2061. Par rapport aux perspectives de 2001, il s’agit toutefois d’un changement notable, puisque celles-ci anticipaient une diminution de la population en Flandre à partir de 2030.

 

Espérance de vie à la naissance et nombre moyen d’enfants par femme entre 1991 et 2060 selon les perspectives du BFP

Sources : Bureau fédéral du Plan (BFP) ; Calculs : IWEPS

 

En Wallonie, selon les perspectives du BFP en 2017, l’espérance de vie à la naissance devrait passer de 81,7 ans en 2015 à 86,9 ans en 2060 pour les femmes, 76,7 ans à 84,8 ans pour les hommes. A remarquer une progressive convergence entre les hommes et les femmes, prolongement des observations récentes en la matière. Une des raisons mise en avant est le tabagisme qui a progressé après-guerre dans la population féminine mais également la disparition de la pénibilité de certains travaux masculins. Quant à la fécondité, les hypothèses retenues dans les perspectives du BFP maintiennent un nombre d’enfants par femme de 1,84 à l’horizon 2060.

Selon les dernières perspectives du Bureau fédéral du Plan de mars 2017, le solde extérieur de la Wallonie, enregistre une hausse importante due à l’arrivée des demandeurs d’asile depuis l’année dernière (+ 10 662 en 2016, + 9 460 en 2017). Il devrait retomber selon les hypothèses retenues du BFP autour de + 5 000 personnes par an au cours des prochaines décennies. De plus, les flux migratoires en provenance des deux autres régions de Belgique sont positifs et, toujours selon les perspectives du BFP à l’horizon 2060, continueront à alimenter la croissance de la population wallonne jusqu’en 2060 par un apport de 5 500 à 6 500 personnes chaque année.


Définitions et sources

L’indice conjoncturel de fécondité est le nombre d’enfants auxquels les femmes de 15 ans donneraient vie si elles adoptaient la fécondité de toutes les générations de femmes observée cette année-là.

L’espérance de vie à la naissance est la durée moyenne de vie que les enfants nés durant l’année d’observation auraient s’ils adoptaient la mortalité observée pour chaque génération durant l’année retenue.

Le solde migratoire (interne ou externe) d’une population pour 1 000 habitants se définit comme la différence entre le nombre d’immigrations (interne ou externe) et d’émigrations (interne ou externe) sur une année rapportée à la population moyenne (somme de la population  au  1er janvier   et   de   la   population   au 31 décembre divisé par deux) multipliée par mille.


Pertinence et limites

Les perspectives de population du Bureau fédéral du Plan sont réalisées annuellement pour le pays et ses régions et jusqu’au niveau des arrondissements suivant une méthodologie et des hypothèses reprises dans la publication du BFP. Ces dernières sont le résultat de travaux d’un groupe d’experts démographes des universités et des institutions de Belgique. Cet exercice constitue les perspectives régionales officielles de la Belgique.

 

Ces perspectives de mars 2017 couvrent la période s’étalant de 2016 à 2061.

Responsable(s) : Debuisson Marc

Pour en savoir plus:

Bureau fédéral du Plan : http://www.plan.be/
BFP – SPF-Economie / Direction générale Statistiques (2017), Perspectives démographiques 2016-2060, Population et ménages, mars 2017.

Plus de données sur http://walstat.iweps.be

Prochaine mise à jour : juin 2018


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